Empty Quarter

Rêves de rêves, de Tara King et de café liégeois
  • rss
  • Home
  • Reading
  • [Archives]
  • Mole skin
  • Contact

Wuthering Heights

June 4, 2009 | 23:43

Parce que c’est une femme extraordinaire à la voix jamais égalée, une femme qui m’a fait rêver, et que cette chanson est pleine de bons souvenirs, intemporelle, toujours aussi belle et fraîche.

kate_bush

Comments
8 Comments »
Categories
Musiikki, Reverie notebook
Comments rss Comments rss
Trackback Trackback

Désordre fragmentaire n°395

May 20, 2009 | 23:21

Il était une fois une photographe américaine qui a vécu en Israël puis s’est installée en France. Entre temps, elle a parcouru l’Égypte, la Palestine, la vie de tous les jours, le mémorial de la Shoah. Hally Pancer, découverte au bord du chemin, un pur moment de plaisir. J’aime particulièrement cette série de photos, ces deux femmes juives qu’on croirait plutôt sorties d’une réserve indienne, ce vendeur de chameaux et ce soldat sur le plateau du Golan… Read the rest of this entry »

Comments
2 Comments »
Categories
Marks, Musiikki, Valokuvaus
Comments rss Comments rss
Trackback Trackback

Désordre fragmentaire n°395

May 20, 2009 | 23:21

Il était une fois une photographe américaine qui a vécu en Israël puis s’est installée en France. Entre temps, elle a parcouru l’Égypte, la Palestine, la vie de tous les jours, le mémorial de la Shoah. Hally Pancer, découverte au bord du chemin, un pur moment de plaisir. J’aime particulièrement cette série de photos, ces deux femmes juives qu’on croirait plutôt sorties d’une réserve indienne, ce vendeur de chameaux et ce soldat sur le plateau du Golan… Read the rest of this entry »

Comments
2 Comments »
Categories
Marks, Musiikki, Valokuvaus
Comments rss Comments rss
Trackback Trackback

Désordre fragmentaire n°395

May 20, 2009 | 23:21

Il était une fois une photographe américaine qui a vécu en Israël puis s’est installée en France. Entre temps, elle a parcouru l’Égypte, la Palestine, la vie de tous les jours, le mémorial de la Shoah. Hally Pancer, découverte au bord du chemin, un pur moment de plaisir. J’aime particulièrement cette série de photos, ces deux femmes juives qu’on croirait plutôt sorties d’une réserve indienne, ce vendeur de chameaux et ce soldat sur le plateau du Golan… Read the rest of this entry »

Comments
2 Comments »
Categories
Marks, Musiikki, Valokuvaus
Comments rss Comments rss
Trackback Trackback

Désirs tubulaires

May 9, 2009 | 09:46

Les journées de silence m’envahissent, le tonnerre a grondé hier soir, zébrant la nuit de traces acérées blanchâtres, je m’endors sur le bord de mes rêves. La semaine n’en avait que quatre mais m’a épuisé. Alors ce matin, tandis que je me dis que je devrais me reposer, je prends un peu l’air sur le balcon quand la maison dort encore. Je vais terminer ce livre de Bouvier qu’injustement je délaisse sur ma table de chevet et qui devrait être terminé depuis longtemps, mais comme souvent avec les bonnes choses, on aimerait que ça ne s’arrête pas. Aujourd’hui précisément, j’aurais aimé un peu de calme et de platitude, mais il y a toujours un événement qui en décide autrement ; les choses ne vont jamais comme on le souhaiterait — j’ai des envies de solitude soudaine, l’humanité (il lui faudrait une majuscule) m’emmerde et j’ai envie de le lui rendre. Après tout, pourquoi pas moi.
Je prends la main de Kenya et je l’emmène dans la salle à manger. A deux pas de moi, je regarde ses joues qui ont pris la couleur de l’abricot, de petites taches de son, légèrement parsemées lui font un air à la fois malicieux et candide. Mon appareil photo à la main, je lui dis qu’à compter d’aujourd’hui, je ferai une photo de lui par jour. Il sourit, l’idée le séduit, je le connais, il en sera fier comme un petit banc.

kai_olaf_hesse

Photo © After Images (From America) par Kai-Olaf Hesse

C’est décidé, aujourd’hui, je me retire. Je vais prendre l’air, je vais marcher, l’air me pèse. Pas pour longtemps.
Dans mes affaires, j’ai quelques carnets noirs, certains encore vierges, planqués sous d’autres affaires entassées dans des cartons. J’ai également, dans un carton qui traine dans le couloir depuis quelques mois, toute cette manne que j’ai rédigé depuis 1995, l’année où j’ai commencé. Je ne sais vraiment pas quoi en faire. Je ne relirai rien de tout ça, je ne les ferai pas lire non plus, mais je ne pense pas que je puisse les jeter non plus. Qu’adviendra-t-il de tout cela si un jour je disparaissais prématurément — ça veut dire quoi prématurément, exactement ? Il n’en adviendra rien, très certainement, ou alors tout finira dans une benne à ordures, même si je meurs vieux.

J’avais besoin de me changer les idées, alors je me suis tourné vers ma voiture qui restait en plan depuis quelques mois — j’ai souri ou plutôt ri jaune lorsque j’ai vu une frêle mousse verte garnir le rebord de mes fenêtres, sur les joints — sur le parking. Évidemment, la batterie était complètement déchargée et les niveaux à zéro. Impossible de la recharger avec les câbles, j’ai dû en racheter une autre. Niveaux de liquide de refroidissement, huile, liquide de direction assistée et même lave-glace — j’ai poussé la perfection jusqu’à racheter des essuie-glace tout neufs. J’ai jeté tout ce qui trainait à l’intérieur, tout ce qui n’y avait pas sa place, passé un coup de chiffon sur les plastiques — si ma voiture avait été une Panhard & Levassor, j’aurais pu dire sur les boiseries — et le tableau de bord. Je l’ai ensuite emmenée au lavage automatique — profites-en cocotte, je n’aime pas comme tous ces blaireaux passer mon temps à te bichonner — pour lui rendre une nouvelle jeunesse. Un dernier coup d’aspirateur et te voici prête à battre la campagne comme aux temps glorieux — avec tes 102 000 kilomètres tu es un peu mon âme guerrière, mon double routier…

Voilà, au moins ça m’aura occupé toute une journée. A présent, je vais mettre un peu d’ordre chez moi — l’ennui me taraude —, je vais ranger ces cartons qui trainent et certainement encore découvrir des trésors que je pensais perdus à jamais et que je prépare une bonne fois pour toutes le rapatriement de mes livres.*

Enfin, pour conclure, mon fils, racontant que sa maîtresse a passé son week-end dans le Périgord, me dit : « Papa, la maîtresse est allée en Cromagnie. »
Un peu surpris, je lui demande de me préciser. Il me répond avec un sourire dont je ne sais si c’est  du lard ou du cochon « Ben oui, la Cromagnie, c’est le pays des Hommes de Cro-Magnon !?»

Comments
No Comments »
Categories
Kirjallisuus, Reality notebook
Trackback Trackback

« Previous Entries

Recent Comments

  • fabienne on Tanka #1
  • fabienne on La vie dans une goutte d’eau
  • fabienne on Ce qui fait Ryôan-ji
  • Romuald on Tanka #1
  • Romuald on Ce qui fait Ryôan-ji

Short Circuits

  • Tanka #1 -

    Au-dessous des yeux,
    Près de son corps enflammé,
    Et loin devant lui
         Quelque chose qui s'évapore
         Comme une larme d'été

  • Ce qui fait Ryôan-ji -

    C'est un fait admis, le jardin de pierres de Ryôan-ji est considéré comme le plus beau, le plus grand jardin zen du monde asiatique. Toutefois, son exposition, le fait de son incroyable renommée et qu'il ne puisse être admiré que derrière une vitre qui doit agréger les miasmes du monde entier, cet ensemble a de quoi parasiter la beauté du lieu et sa symbolique toute puissante.
    Ce jardin recèle en lui tellement de puissance dans sa représentation de l'harmonie naturelle que sa signification en reste presque inatteignable, si toutefois il y a quelque chose de plus à comprendre que le simple fait qu'il représente la nature. Ryôan-ji toutefois comporte une petite surprise ; en effet, ce sont en tout quinze pierres disséminées dans le jardin, mais d'où que l'on se place, on n'en voit toujours que... quatorze. Une parabole efficace sur la vérité ?

  • 50% -

    Deux billets dans la semaine, le second a été bouffé par la machine suite à une mauvaise manipulation. Vachement motivant. Je vais aller me coucher tiens.

Archives

Meta

  • Log in
  • Entries RSS
  • Comments RSS
  • WordPress.org
rss Comments rss valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox