Tatoueuse et tatouée

5 01 2009

Elle est belle, sculpturale, aussi sensuelle en noir et blanc qu’en couleur, tatoueuse de métier et tatouée de peau. Son corps, plus intéressant que son œuvre
Julie Becker.

julie_becker



Summing the year up

31 12 2008

Le dernier jour de l’année, le bon moment pour faire un bilan. Ouais, pourquoi pas. Dernier jour de l’année, c’était une bonne année, elle était meilleure que les précédentes, bien meilleure, même si ce n’était pas encore tout à fait ça. Elle m’a semblé longue cette année-là, s’étirant comme une longue chaussette, désespérément, comme le bas d’une femme qui n’arrête pas de s’étendre…
Je ne regarde même plus en arrière, je ne peux plus. A présent, je regarde déjà l’année prochaine avec tout ce que je dois faire.

  • Chasser mes démons
  • Continuer à écrire ce que j’ai commencé
  • Préparer mon voyage
  • Respirer un bon coup

Ce ne sont même pas des résolutions, ni même des projets, c’est simplement ma petite liste de course.  Pour l’instant, ce soir, c’est le dernier soir de l’année,  l’occasion de l’enterrer une bonne fois pour toute cette satanée année, balayer tous les mauvaises choses pour ne garder que les bons souvenirs et tout ce qu’on a accompli de bon. Ce midi dans le métro, une dame faisait la manche en expliquant son histoire, son mari décédé, ses deux filles à nourrir. J’ai sorti un ticket resto et je lui ai tendu. Elle m’a remercié chaleureusement, n’en croyais pas ses yeux, m’a remercié encore et m’a souhaité un bon réveillon et je lui ai souri, lui ai souhaité bon courage en ne sachant plus que faire tellement j’étais embarrassé. En même temps, le fait d’avoir fait une bonne action m’a sans aucun doute fait du bien aussi, égoïstement, et je me suis demandé pourquoi je ne le faisais pas plus souvent.
Allez, il est temps de partir, bon réveillon à ceux qui passent par là…

rune_guneriussenPhoto © Rune Guneruissen



Un peu froid

30 12 2008

Comme un simple adage du jour: Le froid, c’est bon, surtout quand c’est dehors.
Dans certains pays, on dit qu’il n’y a pas de mauvais temps, mais que des mauvais vêtements.



Le premier jour après la veille

26 12 2008

Comme en écho au livre de Jørn Riel, le jour avant le lendemain. Noël vient de passer par là en laissant derrière lui des trainées de lumière et la vie reprend son cours, même s’il est passablement ralenti. Les heures défilent sans raison, le jour succède à la nuit et la nuit au jour, les journées, pendant quelques temps ne seront plus qu’une succession d’heures passées à ne rien faire dans l’anarchie la plus totale. Le bain succède à rien du tout, la douche ne fait guère mieux, tandis que la sieste passe son temps à passer le temps que rien ne blesse. Le petit goûte ces moments sur le canapé ou sur le tapis de sa chambre sur lequel sont disséminés ses jouets. Oui, oui, il faut ranger, mais pas tant que ça, juste de quoi circuler, descendre les poubelles, même pas mettre le nez dehors.
Tiens, j’ai ressorti mes carnets et je les ai parfumés de l’odeur de la clémentine qui traine sur mes doigts. Déjà la nuit tombe, je n’ai rien fait et je n’avais rien à faire. Vidé quelques cartons, jeté quelques vieux livres que je ne relirai plus et refermé d’autres dans lesquels se trouvent tous mes livres d’étudiant dont je ne sais pas quoi faire. Jeté un coup d’œil sur l’album de photos de mariage de mes parents…
En somme, rien ne s’est passé. Je me suis perdu dans les traits légers et précis d’Esther sur la lanterne brisée. Une onde de froid est passée, comme pendant ces hivers en Nouvelle-Angleterre, à Bethlehem, Pennsylvanie, une simple grille enneigée ou une grande bâtisse dont les fenêtres sont éclairées par la lueur froide d’une bougie. Il y avait aussi ce vieil homme qui pêchait des moules.

844601227127064Photo © Rengim Mutevellioglu

Des visages marqués par le temps et le regard plein de nostalgie, une véritable ôde au troisième âge. Et puis je me suis perdu sur les gouttelettes de buée qui coulait sur cette vitre, une vision qui me rappelle les premières lignes du livre de Naomi Klein, No Logo.

La lumière bleue au dehors tandis qu’il vient de neiger. Ce qui fait que l’hiver est hiver ce sont ses lumières oscillant du bleu à l’argenté dans une symphonie miraculeuse. L’hiver, c’est aussi son iconographie désuète qui a du mal à se démoder. Ce sont aussi ces images qui ont du mal à exister avec leurs légendes. C’est parfois une certaine idée de la solitude, de la ville désertée et de la nuit aveugle (énormément de bonnes choses sur Photoblogr).

yearofthewind_blowingsnow_kirstenPhoto © Antartic Journal

Cette année en Antarctique, c’était l’année du vent, un peu comme ici, même les vents qui ont soufflé ici n’avaient rien de catabatiques.



Goude et Guerlain

14 12 2008

Guerlain, célèbre marque de parfum, a vendu son âme au diable. Pour la publicité télévisuelle son dernier parfum, Guerlain s’est offert les services de Jean-Paul Goude, connu et reconnu pour ses talents de metteur en scène. Pourtant, là, ça ne colle pas du tout. Titrée “Pour l’animal qui dort en vous”, on nous présente un homme nu buvant l’eau d’une mare d’eau claire au beau milieu de ses petits copains de la savane.

Pour ce Guerlain Homme qui place un accord “mojito” en tête (rhum, menthe et citron vert) et qui se révèle agréablement séduisant sur la peau, la célèbre maison parfumerie n’a pas joué la carte people (source Weekend)

Selon Babillages, “L’homme d’aujourd’hui, c’est ça : il bouge l’air de rien dans la vie et dans la ville, avec une aisance inégalable.” Personnellement, je n’arrive pas à faire le pont entre l’homme mutant façon Manimal et l’homme urbain et actif qu’on essaie d’ordinaire de nous vendre, et sincèrement, je trouve que c’est foncièrement raté. L’image de la marque se ratatine sous une cruelle mise en scène qu’on aurait pu attribuer à un documentaire du National Geographic. Rien ne colle ici, et question marketing, c’est clair que la célèbre maison parfumerie n’a pas joué la carte people.

guerlain



L’art de la sieste longue

5 12 2008

Non, je ne fais pas grève, et non je ne suis pas parti dans un pays étranger, exilé.
Je ne fais que me reposer après une semaine de dingue. J’ai dormi toute la journée et j’ai fait la limace sur le canapé, avec les bras qui dépassent et un léger filet de bave pendant au coin de la bouche. Au calme.
Ça c’est la vraie vie…



Charlotte Savary - Our Dance

1 12 2008

Ce titre chez moi est un peu passé inaperçu - ce qui parait peu compréhensible au vu du succès pas croyable de Wax Tailor ces derniers temps - peut-être parce que je n’aime pas beaucoup les rythmes lancinants, mais je suis retombé dessus un peu par hasard et depuis que je vu Charlotte Savary. Ce que j’aime surtout c’est son petit accent français dans le flot anglo-saxon, sa voix limpide et cet air mutin.  Charlotte Savary c’est aussi Felipecha, un groupe à mi-chemin entre la folk et la chanson française façon jazz manouche. Artiste de prédilection des projets de Wax Tailor, c’est une des voix les plus claires du moment et un physique qui ne laisse pas indifférent.



Hasards de l’isolement

1 12 2008

J’ai installé près de mon canapé une étagère peinte du même gris titane métallisé que le mur. Envie de quelque chose de propre, de net, une étagère sur laquelle il n’y aurait rien que des choses triées, pour que tout soit net. Et hier, j’ai posé un livre de Murakami que je venais d’acheter, la fin des temps et le DVD d’Apocalyse Now version longue. J’ai regardé les deux supports posés l’un à côté de l’autre et j’ai tout de suite compris qu’il n’y avait pas là que l’effet du hasard, comme une communion d’éléments qui se retrouvent au beau milieu de l’univers.

hasards



Il a neigé

30 11 2008

Notes. Deux moleskine. Est-ce que j’ai vraiment perdu le petit ? Est-ce que je l’ai vraiment commencé ?
Lecture. D’Ormesson et Murakami bientôt.
Regarder quelques films. Coppola. Klapisch. Jarmush.
Photo (spécial Depardon).
Des coupures de journaux qu’il faut que je trie.
Prendre un douche et me raser. Il est 13h50. Empty Quarter. Zone vide.

café



Monty Python Flyin’ Channel

27 11 2008

Ils ont vieilli mais ils sont toujours aussi cons bons. Les Monty Python ont leur propre channel sur Youtube et honnêtement, c’est délicieux.