Daybreak

20 02 2008

daybreak

Aucun homme ne connaîtra jamais le fin mot de cette histoire, même s’il arrive aux femmes de se transmettre le secret au creux de l’oreille, après le bal, au moment où elles arrangent leur chevelure pour la nuit et comparent leurs tableaux de chasse respectifs. Bien sûr, aucun homme ne peut assister à ce genre de cérémonie. Force est donc de faire ce récit de l’extérieur - en aveugle - à tort et à travers.

Rudyard Kipling, Fausse Aurore in Simples Contes des Montagnes

Voilà - on peut dire ça - c’est l’aube - le matin doux à la fraîcheur intense et au souffle puissant, les poumons gonflés d’orgueil, gonflés d’or, les halos tout en dégradés de couleurs chaleureuses. Je me sens bien, je suis frais, rempli d’une sensation de nouveauté - trémulation intense. Mes mains trahissent ma nervosité, sont agités de petits tremblements que j’aimerais attribuer au noir crémeux du café, mais ce n’est que l’excitation de ces jours nouveaux.


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2 responses to “Daybreak”

20 02 2008
Fabienne (14:00:57) :

ah ce Kipling, tout de même, pfiou !

l’aube, c’est un moment magique, gorgé de promesses…

20 02 2008
Romuald (14:22:33) :

En fait, je crois que Kipling mériterait d’être cité pour chacune de ses phrases.

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